logo
  • Téléphone
  • Consultations / échographies
    2 rue Georges Berger
    75017 Paris
    Métro Monceau

Qu'est-ce qu'une hernie discale ?

Les disques intervertébraux sont des sortes de coussins situés entre les vertèbres. Ils ont à la fois un rôle de suspension, afin d’amortir les chocs, et un rôle de mobilité, autorisant le mouvement des vertèbres les unes par rapport aux autres.

Les disques intervertébraux ont tendance à s’user avec l’âge. On parle de dégénérescence. Parfois, du fait de cette usure et des contraintes mécaniques, un morceau de la partie centrale gélatineuse va sortir de l’anneau fibreux qui l’entoure : c’est ce qu’on appelle une hernie discale. La hernie discale s’inscrit dans le cadre plus global d’une maladie du disque intervertébral, ou discopathie.

Ce fragment de disque migre en général vers l’arrière. Une réaction inflammatoire se produit, avec de l’œdème. L’ensemble de ces phénomènes peuvent comprimer les racines nerveuses, un nerf spinal et/ou la moelle épinière qui se trouvent à proximité. C’est cette atteinte qui va en général être responsable des symptômes.

Quels sont les symptômes d'une hernie discale ?

Avoir une hernie discale est fréquent, et n’entraîne pas forcément de symptôme. Des douleurs à l’étage concerné (le plus souvent lombaires basses) sont fréquentes, et peuvent être liées à la discopathie sous-jacente.

Lorsque qu’un nerf ou une racine se retrouve pincé, des douleurs sur le trajet du territoire innervé par le nerf ou la racine en question sont fréquentes. Lorsqu’il s’agit d’une hernie discale lombaire, ces douleurs concernent un membre inférieur, l’exemple le plus fréquent étant la sciatique. Ces douleurs sont volontiers d’allure neuropathique : une sensation de brûlure, de froid intense, de décharge électrique ou de picotements. Elles peuvent être accompagnées d’une sensibilité anormale (diminution de la sensibilité, ou sensations étranges).

Une diminution de la force motrice peut être observée dans les atteintes les plus sévères. On parle alors de sciatique paralysante.

Illustration d'un disque intervertébral sain
Disque intervertébral sain. Illustration sous Licence GNU de documentation libre, version 1.2.
Illustration d'un disque intervertébral siège d'une hernie discale
Hernie discale comprimant un nerf spinal. Illustration sous Licence GNU de documentation libre, version 1.2.
IRM d'une hernie discale
IRM d'une hernie discale.

Comment faire le diagnostic de hernie discale ?

Lorsqu’une hernie discale est suspectée, l’imagerie en coupes par scanner du rachis ou IRM du rachis est réalisée. Elle permet de mettre en évidence la hernie discale, de préciser sa localisation relative aux différentes racines nerveuses et nerfs spinaux. Elle permet également de rechercher d’autres diagnostics qui peuvent être responsables des douleurs, seuls ou en associations.

Il faut tout de même noter que si l’imagerie permet le diagnostic de certitude de hernie discale, il est plus difficile d’établir un lien de cause à effet entre cette hernie et vos symptômes. En effet, avoir des douleurs rachidiennes et/ou des douleurs des membres est fréquent même en l’absence de hernie, tout comme avoir une hernie en l’absence de symptôme. C’est l’ensemble de votre examen clinique et de vos examens complémentaires qui permettra d’établir le diagnostic probable de hernie discale responsable de vos douleurs.

Comment fait-on le diagnostic de l'hypertrophie bénigne de prostate ?

L’examen clinique et l’examen des urines (afin d’éliminer une infection) sont théoriquement suffisants pour poser le diagnostic d’hypertrophie bénigne de prostate. En pratique, votre médecin aura souvent recours à des examens complémentaires pour confirmer le diagnostic, rechercher des complications pouvant être asymptomatiques, et effectuer un dépistage du cancer de la prostate, qui concerne les hommes dans la même tranche d’âge.

L’échographie des reins, de la vessie et de la prostate va permettre de quantifier le volume de la prostate, de rechercher des configurations anatomiques particulières comme la présence d’une protrusion de la prostate vers la vessie (appelée « lobe médian »), de rechercher un retentissement sur la vessie et sur les reins, et de mesurer le résidu post-mictionnel correspondant à votre aptitude à vidanger intégralement votre vessie.

Le bilan biologique éliminera une infection urinaire, évaluera le retentissement sur vos reins, et permettra de dépister un éventuel cancer de la prostate par dosage du PSA si nécessaire.
D’autres examens peuvent être utiles selon votre situation.

Quels sont les traitements d'une hernie discale ?

Traitement médical

Le traitement médical a pour objectif de soulager les douleurs. Il peut comprendre un traitement non pharmacologique et un traitement pharmacologique. Le traitement non pharmacologique peut être composé de repos relatif, d’exercices de renforcement musculaires, d’application locale de chaud ou de froid, de correction de la posture. Le traitement pharmacologique peut inclure des médicaments antalgiques simples et des médicaments anti-inflammatoires.

Traitement interventionnel

Infiltration

L’infiltration consiste à injecter un médicament anti-inflammatoire à proximité de la racine nerveuse ou du nerf spinal pincé par la hernie. L’objectif est de diminuer l’inflammation et l’œdème responsables de la compression, et donc des douleurs. Cette injection se fait habituellement sous anesthésie locale, avec une aiguille dont le diamètre est proche d’une aiguille utilisée pour une prise de sang, sans nécessiter d’hospitalisation. Cette procédure présente très peu de risque, c’est pourquoi elle est réalisée avant d’envisager un traitement plus agressif.

Nucléolyse à l'ozone ou discectomie percutanée

Lorsque l’infiltration ne permet pas d’obtenir un soulagement durable des douleurs, il est possible de traiter le disque intervertébral malade. L’objectif de ces techniques est de réduire mécaniquement la pression exercée par le disque (et la hernie) sur les racines nerveuses.

Pour cela, plusieurs techniques existent. Sont principalement utilisées, la technique mécanique, et la technique chimique. La technique mécanique consiste à « gratter » le disque à l’aide d’un petit outil avec une sorte de pas de vis à son extrémité, qui est inséré au travers d’une aiguille à peine plus grosse que celle utilisée pour une infiltration. Une partie du disque est alors extraite et récupérée, permettant de diminuer la pression. La technique chimique consiste à injecter de l’ozone (O3) dans le disque, ce qui va progressivement entraîner sa déshydratation et donc une diminution de la pression. Cette injection se fait avec le même type d’aiguille qui celle utilisée pour une infiltration. Bien que mini-invasives et ne nécessitant pas d’incision, ces techniques sont un peu plus longues qu’une infiltration. Pour cette raison, elles sont en général réalisées sous sédation pour votre confort.

Chirurgie

Le traitement chirurgical consiste à libérer la racine ou le nerf comprimé par la hernie discale. L’évolution des techniques chirurgicales permet de faire des interventions de moins en moins invasives, avec une incision la moins large possible.

Références bibliographiques

  • Zhang, A. S., Xu, A., Ansari, K., Hardacker, K., Anderson, G., Alsoof, D., & Daniels, A. H. (2023). Lumbar disc herniation: diagnosis and management. The American journal of medicine, 136(7), 645-651.
  • Magalhaes, F. N., Dotta, L., Sasse, A., Teixera, M. J., & Fonoff, E. T. (2012). Ozone therapy as a treatment for low back pain secondary to herniated disc: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Pain physician, 2, 15.
  • Andreula, C. F., Simonetti, L., De Santis, F., Agati, R., Ricci, R., & Leonardi, M. (2003). Minimally invasive oxygen-ozone therapy for lumbar disk herniation. American Journal of Neuroradiology, 24(5), 996-1000.

Dernière mise à jour le 02/03/2026 par le Docteur Pierre-Marie Chiaroni