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Qu'est-ce que la discopathie ?

Les disques intervertébraux sont des sortes de coussins situés entre les vertèbres. Ils ont à la fois un rôle de suspension, afin d’amortir les chocs, et un rôle de mobilité, autorisant le mouvement des vertèbres les unes par rapport aux autres.

Avec le temps et les contraintes mécaniques, les disques intervertébraux s’altèrent. Ils sont de moins en moins hydratés, leur hauteur diminue, et ils peuvent être le siège d’une inflammation. Ces altérations sont en général plus marquées aux étages lombaires bas. Tout cela peut entraîner des douleurs. Lorsque l’inflammation est chronique, cela entraîne des modifications des plateaux vertébraux au contact du disque, qui deviennent irréguliers, et surtout la croissance de fibres nerveuses, qui véhiculent en particulier le message douloureux vers votre système nerveux central.

Illustration disque intervertébral
Illustration d'un disque intervertébral. Réalisé par Jmarchn sous licence CC-BY-SA 3.0

Quels sont les symptômes de la discopathie ?

Observer des anomalies radiologiques des disques intervertébraux est extrêmement fréquent chez l’adulte, en particulier en seconde moitié de vie, sans que les symptômes soient systématiques.

Le principal symptôme qui peut être observé est la douleur. Elle est volontiers d’horaire mécanique, c’est-à-dire majorée lorsque les contraintes mécaniques sur les corps vertébraux augmentent (port de charge, activité physique, se pencher en avant, …). Lors des phases inflammatoires, les douleurs peuvent également devenir nocturnes et être présentes en l’absence de mouvement ou de sollicitation du dos.

En cas de hernie discale, il peut également s’y associer des douleurs projetées vers les membres.

IRM d'une discopathie inflammatoire
IRM en coupe sagittale d'une discopathie inflammatoire. Les plateaux vertébraux, normalement gris foncés / noirs, apparaissent en blanc de part et d'autre du disque malade en raison de l'inflammation.

Comment faire le diagnostic de discopathie ?

L’imagerie est indispensable au diagnostic. Les radiographies et le scanner permettent de voir un amincissement (« pincement ») du disque intervertébral, signe indirect de discopathie.

L’examen de choix reste l’IRM du rachis. Elle permet également de voir les anomalies morphologiques du rachis, aussi bien du disque que des articulations postérieures. Son principal atout est la possibilité de détecter l’inflammation, ce qui n’est pas possible avec les autres modalités d’imagerie. Détecter cette inflammation est un élément essentiel afin de relier la présence d’une discopathie (constatation fréquente, pas toujours symptomatique) aux douleurs que vous ressentez. Cette inflammation sera également recherchée sur les autres structures à proximité pouvant également être responsables de vos douleurs, dont les articulations postérieures, afin de vous proposer un traitement efficace.

Quels sont les traitements de la discopathie ?

Le traitement, qu’il soit médical, interventionnel ou chirurgical, a pour objectif de soulager vos douleurs.

Traitement médical

Le traitement pharmacologique, en cas de douleurs significatives, permet de soulager vos douleurs lors des poussées douloureuses. Il peut comporter des médicaments anti-inflammatoires et des médicaments antalgiques simples. La durée du traitement doit être aussi limitée que possible, en particulier pour les antalgiques forts, afin de limiter le risque de complication.

La kinésithérapie est un élément essentiel. L’activité physique doit être maintenue et encouragée autant que possible, lorsque la douleur l’autorise. Le repos prolongé est contre-productif. Le renforcement musculaire permet une stabilisation du rachis et donc une diminution des douleurs.

Traitement interventionnel

Infiltration

Une infiltration consiste à injecter un médicament anti-inflammatoire au contact de la structure responsable de vos douleurs. Elle est particulièrement efficace lorsque de l’inflammation a été identifiée à l’IRM. Cette infiltration peut se faire sous anesthésie locale, parfois avec une sédation légère.

L’imagerie permet de guider cette injection afin d’être certain d’être au contact de la cible, et de ne pas léser d’autres structures anatomiques. Les infiltrations discales sont habituellement réalisées par un radiologue.

Neurolyse basivertébrale

Lorsque les douleurs ont récidivé malgré une ou plusieurs infiltrations, il est possible d’envisager une destruction des nerfs responsables de l’innervation sensitive des plateaux vertébraux et des disques intervertébraux. Sous sédation, une aiguille est insérée dans les corps vertébraux situés juste au-dessus et au-dessous du disque responsable de vos douleurs. Cette aiguille est ensuite branchée à un générateur de radiofréquence, qui va faire chauffer l’extrémité distale de l’aiguille afin de détruire par la chaleur le nerf basivertébral qui véhicule les douleurs que vous ressentez.

Tout comme l’infiltration, cette technique de radiologie interventionnelle reste mini-invasive et se fait à l’aide d’un guidage par l’imagerie, mais nécessite cette fois-ci une sédation légère et se fait en ambulatoire.

Chirurgie

Lorsque les douleurs sont invalidantes, en particulier après un échec des traitements mini-invasifs, une chirurgie peut être envisagée et sera à discuter avec un chirurgien du rachis. Le principe est en général de fixer par une arthrodèse les vertèbres adjacentes. Cela réduit les contraintes sur le (ou les) disque(s) malade(s) afin de diminuer les douleurs.

Références bibliographiques

  • Urits, I., Noor, N., Johal, A. S., Leider, J., Brinkman, J., Fackler, N., … & Viswanath, O. (2021). Basivertebral nerve ablation for the treatment of vertebrogenic pain. Pain and Therapy, 10(1), 39-53.
  • Becker, S., Hadjipavlou, A., & Heggeness, M. H. (2017). Ablation of the basivertebral nerve for treatment of back pain: a clinical study. The Spine Journal, 17(2), 218-223.

Dernière mise à jour le 02/03/2026 par le Docteur Pierre-Marie Chiaroni