L’angiomyolipome est une tumeur bénigne du rein. Elle est composée de cellules graisseuses, de cellules musculaires, et de vaisseaux. Le plus souvent, cette tumeur est dite sporadique, c’est-à-dire qu’elle est le fruit du hasard, sans qu’un facteur prédisposant soit identifié. Dans environ 20% des cas, il s’agit d’une forme héréditaire, avec un facteur génétique prédisposant (le plus souvent une sclérose tubéreuse de Bourneville).
Les examens d’imagerie non invasifs (échographie, scanner et/ou IRM) sont en général suffisants pour établir le diagnostic de certitude de l’angiomyolipome et évaluer sa taille. Le scanner ou l’IRM avec injection de produit de contraste vont permettre de rechercher des anévrismes associés, c’est-à-dire des lésions vasculaires à haut risque de saignement, et évaluer la fraction graisseuse et tissulaire de la lésion.
Les angiomyolipomes de petite taille ne nécessitent en général pas de traitement, mais relèvent d’une simple surveillance.
Lorsque l’angiomyolipome est volumineux, ou en présence de certains facteurs de risque (la présence d’un anévrisme artériel, chez une femme avec un projet de grossesse), on peut proposer un traitement préventif pour éviter une éventuelle rupture. Plusieurs techniques sont possibles, et la stratégie thérapeutique sera évaluée par une équipe experte.
La thermo-ablation consiste à introduire une ou plusieurs sondes directement dans la tumeur. Ces sondes vont ensuite générer soit de la chaleur (pour les sondes de radiofréquence et de micro-ondes), soit un glaçon très froid (pour les sondes de cryothérapie) à leur extrémité. Ces changements thermiques importants vont entraîner une destruction de la tumeur.
Cette intervention ne nécessite aucune incision, et peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale, à l’appréciation de l’opérateur et du patient. Elle se réalise en ambulatoire ou au cours d’une très courte hospitalisation.
Il s’agit d’une technique peu invasive, qui est en général préférée pour les angiomyolipomes plus faiblement vascularisés, ou en cas de reliquat après une embolisation. Là encore, il s’agit d’une technique capable de limiter au maximum l’altération de la fonction rénale.
La néphrectomie partielle est une technique chirurgicale conventionnelle consistant à retirer une partie du rein : celle qui porte la tumeur. Il s’agit d’une technique très efficace, qui se réalise sous anesthésie générale, au cours d’une hospitalisation, et qui permet le plus souvent de limiter l’altération de la fonction rénale.
Dernière mise à jour le 02/03/2026 par le Docteur Pierre-Marie Chiaroni